La poésie d’une machine à écrire

Il est difficile de s’ennuyer en Inde. A chaque coin de rue se dévoile à qui sait le voir une beauté fugace, un instant de poésie. Un exemple évident serait bien sûr les rangolis que l’on trouve souvent au pas des portes. Ils sont dessinés à la craie à la lumière de l’aube et invitent Lakshmi, la déesse de la prospérité, à entrer et prodiguer ses largesses. On dessine un nouveau motif tous les matins. Ceux qui ne manquent de dextérité ou les enfants qui apprennent dessinent à l’aide d’une grille de points. Une fois fini, les rangolis ressemblent à ça :

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Il y a les rangolis, et puis il y a les instants de poésie. Comme lorsqu’à Pondichéry nous avons trouvé, au détour d’une rue, cet « Institut de dactylographie ». Un terme déjà désuet en soi. Une seule pièce grande ouverte sur la rue, d’ancestrales machines à écrire alignées le long du mur et, dans la boutique déserte, un homme qui s’applique à taper des lignes de caractères. La scène avait quelque chose de suranné et le jeune homme était touchant dans son application.

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