The Dog – Le Chien

(En Francais juste en dessous)

We were in Agra. Béré was resting in the guesthouse’s room and I had gone for a walk on my own. I decided to treat myself with a last chai for the day and gulab jamun. As I was eating the overly sweet brown delicacies swimming in syrup, I witnessed on the other side of the narrow road a group of teenagers getting equipped with wooden sticks and jumping excitedly about. What were they about to do with those sticks, I wondered? Beat someone up? I hoped not, but it’s India, anything is possible. I was a bit startled then forgot about it.

After a short walk, a while later and on my way back to the room, I decided to buy a water-bottle for the night. As I was handing the shopkeeper a twenty rupees note, something came running towards me in a terrible hail, chased by screaming forms. The teenagers were after a miserable-looking dog that had barely any hair left. How the dog had offended them, I do not know, but before I knew it, they had caught up with it right next to me and started beating it as hard as they could. With each blow of the stick I could hear some ribs in the animal crack and it felt as if it were my own bones they were smashing. I had retracted the arm holding the note and had instinctively bent in a protective motion similar to the dog’s. My also face probably looked desperate enough because the shopkeeper told the teenagers to ease it for now and go do their business somewhere else. They chased the dog further away and the man in front of me finally got his money. He had a sympathetic and sorry half-smile when I left with my water-bottle in total shock.

The previous day, I had had an argument with my host in Delhi about animal welfare, India versus Europe.

Nous étions à Agra. Béré se reposait dans la chambre de notre petit hôtel et je suis sortie faire un tour. J’avais aussi décidé de m’offrir un chai et des gulab jamun. Tandis que je dégustais le dessert marron et bien trop sucré qui nage dans un épais sirop, j’ai vu, de l’autre côté de l’étroite rue, une bande d’adolescents surexcités en train de s’armer de bâtons. Qu’est-ce qu’ils comptaient donc faire de ća? Battre quelqu’un? J’espérais que non, mais en Inde, tout est possible. Je suis restée perplexe quelques temps, puis ils sont partis et j’ai oublié leur existence.

Après une petite balade, en rentrant vers l’hôtel, je me suis arrêtée pour acheter une bouteille d’eau. Alors que je tendais un billet de vingt roupies au marchand, j’ai aperçu à ma droite quelque chose en train de foncer sur moi en couinant. La chose était poursuivie par des formes hurlantes. Les ados d’un peu plus tôt couraient après un pauvre chien qui n’avait presque plus de peau saine sur lui. Je ne sais pas ce que le chien leur avait fait mais en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, chien et ados étaient près de moi, les seconds battant le premier de toutes leurs forces. A chaque coup asséné, je pouvais entendre les côtes du chien craquer, et j’avais l’impression que c’était mes propres côtes qu’ils étaient en train de briser. J’avais rétracté mon bras sans finir de payer le marchand, et je m’étais recroquevillée en une position défensive, , debout, encaissant chaque coup avec le chien.  J’avais probablement l’air désespérée et le marchand envoya les ados casser du chien plus loin afin de m’épargner un peu. Je le payai enfin. Il m’octroya un demi-sourire triste et compatissant tandis que je m’éloignais, bouteille d’eau sous le bras, en état de choc.

La veille, j’avais eu une discussion très animée avec mon hôte au sujet du bien-être des animaux, coutumes européennes vs coutumes indiennes.

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