Ukraine express

Des retrouvailles, un changement de rythme extrême, et de mode de voyage, du train qui roule au ralenti, du bus, du minibus à arrêter n’importe où, du train de nuit, du tram qui couine, un nouvel alphabet, un ville à la polonaise, une capitale où règne l’anarchie architecturale, une ville balnéaire mafieuse à souhait, de la pub partout, partout, partout, les plus longs escalators que j’aie jamais vus pour l’un des métro les plus profonds au monde, les transports en commun les moins chers jamais empruntés, des églises, beaucoup d’églises, des icônes, beaucoup, vraiment beaucoup d’icônes, des dorures, nombreuses aussi, des dômes, des dômes dorés, des fichus sur la tête et des jupes obligatoires, des popes, un monastère souterrain où sont enterrés des saints du Moyen-Age dans des cercueils transparents, de temps en temps, à la lueur du cierge, on peut voir une ou deux mains momifiées sortant des drapés, légèrement voire carrément effrayant, des femmes voilées hystériques embrassent les cercueils en les mouillant de leurs larmes, au grand air de la restauration rapide à l’ukrainienne dans une débauche de kitsch effrayante, les ukrainiens n’ont aucun goût se lamente Yurii, et il a raison, du sok, du kvas et des petits desserts au cheese-cake, du sarrasin même pas dans des crêpes mais vraiment bon, du soleil, beaucoup de soleil, des auberge de jeunesse, une initiation couchsurfing dans des blocs communistes gris et vétustes pour mes compagnons de voyage, c’est ça d’habiter chez les locaux, on peut savourer le vrai décor kitsch de la vrai maison des vrais gens, des rires, quelques tensions, des situations absurdes, depuis quand les bus arrivent-ils avec une heure de demi d’avance ?, des coups de bol, des taxis, un musée d’archéologie et d’ethnologie en plein air avec des professeurs insupportables mais du vert, du calme, de l’air après la frénésie de Kyiv, de la jolie musique, Béré qui s’endort, tout le temps, partout, des chats errants beaucoup, des chiens errants, beaucoup aussi, une plage bondée, un orage, une tempête effrayante mais qui vient nous enlever dix degrés, oui oui nous prendrons bien un peu d’air frais merci bien, le frère de Yurii, un delta du Danube, un dernier minibus, un taxi, des frontières, un passage de vingt minutes en Moldavie, un au revoir au petit matin. Express, intense, fatigant, mais magnifique. Merci au guide, à mes amis!

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